Sur la page de vente d’une mosaïque photo, l’aperçu est toujours trop petit pour vous apprendre quoi que ce soit d’utile. Impossible d’y voir si les vignettes sont de vraies photos ou un simple effet de surimpression teintée, si les visages sont restés entiers, ni si l’image tiendra au format auquel vous comptez l’imprimer. Tout se joue dans le détail, de près. Et la plupart des services ne vous montrent ce détail qu’une fois que vous avez payé.
D’où ce guide : apprendre à lire une mosaïque photo avant qu’elle ne soit à vous. Nous en fabriquons, donc nous savons où certains rognent sur la qualité. Voici ce qu’il faut regarder, quel que soit le service que vous finirez par choisir.

La surimpression
Il y a deux façons de construire une mosaïque photo. La méthode honnête associe chacune de vos photos à une zone de l’image d’ensemble selon sa couleur, et laisse cette image émerger de vraies photographies. Le raccourci, lui, assemble une version grossière, puis pose l’image d’ensemble par-dessus en faible opacité, comme un filtre de verre teinté. À l’autre bout d’une pièce, les deux font illusion. Mais le raccourci ternit chacune des photos que vous avez envoyées. Approchez-vous : votre voyage à Lisbonne, l’anniversaire, le chien, tout est recouvert du même voile terne.
Nous n’utilisons aucune surimpression. Pas sur une seule vignette. Si un service refuse de vous dire s’il en applique une, partez du principe qu’il le fait.
Pour le vérifier vous-même, demandez un gros plan à taille réelle. De vraies vignettes donnent l’impression d’un mur de minuscules photographies aux couleurs justes. Des vignettes recouvertes, elles, ressemblent à une seule photo vue derrière une vitre colorée.

Le recadrage : les visages survivent-ils ?
Vos photos sont des rectangles ; la grille, elle, réclame des carrés. Quelque chose doit céder. Les outils bas de gamme recadrent droit au centre, et les visages perdent le haut du crâne, comme dans un photomaton qui vous coupe le sommet de la tête quand vous vous tenez trop droit. Les bons systèmes repèrent d’abord le visage, puis recadrent autour. Demandez au service quelle méthode il emploie. Avec la version bas de gamme, vous ne remarquerez rien avant l’impression, le jour où la moitié de vos portraits reviendront coupés à la racine des cheveux.

La résolution : imprimer en grand
Une mosaïque photo prend toute sa valeur de près, et c’est précisément là qu’un fichier trop léger s’effondre : les vignettes se brouillent et virent à la bouillie. Avant de choisir un format, demandez les dimensions en pixels du fichier final. Les nôtres sont de 12 800 × 9 600 pixels, ce qui tient largement au-delà du format poster.
Combien de photos il vous faudra
Plus de photos, moins de répétitions. La plupart des services en réclament au moins 300 ; en dessous, les mêmes quelques visages finissent par réapparaître un peu partout dans l’image. La variété compte autant que la quantité : 300 photos prises à des jours différents, sous des lumières différentes, valent mieux que 1 000 prises sur le même canapé. (Nous demandons 300 photos, sans limite. Tout le détail du calcul est dans notre guide sur le nombre de photos nécessaires.)
Fichier, tirage, ou les deux
Le fichier numérique, c’est l’option souple et économique : imprimez-le où vous voulez, gardez-le sur un écran, envoyez-le à toute la famille. Un poster, une toile ou un tirage encadré arrive, lui, prêt à accrocher. Dans les deux cas, vérifiez les matériaux et les formats. (Chez nous, le fichier démarre à 179 $. Commandez un tirage, et le fichier haute résolution est offert.)
Les photos qui doivent absolument y figurer
Certaines photos ne sont pas négociables. Le portrait de la personne à qui la mosaïque photo est destinée. Le chien qui n’est plus là. Les bons services vous laissent en marquer quelques-unes comme indispensables, afin que l’algorithme ne puisse pas les écarter discrètement sous prétexte qu’aucune zone de couleur ne leur correspond vraiment. Si vous avez des photos de ce genre, et c’est le cas de la plupart des gens, demandez si c’est possible. (Chez nous, ça l’est.)
Le test du gros plan
Avant de payer qui que ce soit, demandez à voir un seul gros plan, à taille réelle, d’une vraie mosaïque photo terminée — pas un visuel marketing. Cette unique image vous renseigne d’un coup d’œil sur la surimpression, le recadrage et la netteté. Un service fier de son travail vous l’envoie sans hésiter. Un service qui se fait prier a déjà répondu à la question.
Voilà pour ce guide. Si vous voulez voir comment nous répondons à chacun de ces points, découvrez notre travail ici. Quel que soit votre choix, réclamez d’abord ce gros plan.